7/23/2026

J'ai passé 3 câbles USB-C 240 W d'Amazon au testeur physique

Acheter un câble USB-C en 2026 sur le net, c'est un peu aimer jouer à la loterie.

La fiche Amazon te promet 40 Gbit/s, 240 W, de la vidéo 8K, du Thunderbolt. Le câble d'à côté, moitié prix, promet exactement la même chose. Et le troisième, deux fois plus cher, jure que lui c'est du 80 Gbit/s et du 16K.

Qui croire ?

J'ai donc acheté les trois et je les ai branchés, un par un, sur un testeur de câble USB-C (un TREEDIX). Cet outil lit directement la puce e-marker du câble et mesure l'électrique et éviter ainsi tout marketing.

Les trois candidats

CâblePrixCe que promet la fiche
Amazon Basics USB-C 412,34 €40 Gbit/s, 240 W, 8K, Thunderbolt 4/3, certifié USB-IF
Cable Matters USB412,95 €40 Gbit/s, 240 W, 8K, Thunderbolt 4, certifié USB-IF
UGREEN Nexode Gen423,99 €80 Gbit/s, 240 W, 16K, PD 3.1, tressé

1. Bonne surprise, personne ne ment

Je m'attendais à démasquer au moins un menteur. Raté.

Les trois câbles tiennent leurs promesses. La puce e-marker le confirme :

  • Amazon Basics : câble Passive TBT4, USB4 Gen3, 40 Gbit/s240 W (50 V / 5 A, EPR). Thunderbolt 3 et 4 validés.
  • Cable Matters : idem au bit près. Passive TBT4, 40 Gbit/s, 240 W EPR.
  • UGREEN : 240 W EPR confirmé, PD 3.1 confirmé, et le reste, on y arrive.

C'est suffisamment rare pour le souligner. Sur ce segment, les fiches disent vrai. Le 240 W est réel ainsi que le 40 Gbit/s.

2. Le twist UGREEN, un Thunderbolt 5 qui s'ignore

Je branche le UGREEN, le plus cher. Sa puce affiche :

Type   Passive TBT5 Cable
Power  [50V, 5A][240W][EPR]
Speed  [USB 4 Gen4]  80Gbps
       TBT5          80Gbps

Passive TBT5. Thunderbolt 5. 80 Gbit/s. USB4 Gen4.

C'est un vrai câble Thunderbolt 5, pas un USB4 40 Gbit/s survitaminé. Et UGREEN ne le vend même pas comme ça. La fiche parle de « 80 Gbps Gen4 » mais ne prononce jamais le mot Thunderbolt. Il sous-vend son propre produit.

À 24 €, un câble Thunderbolt 5 certifié-grade, c'est vraiment une belle affaire.

3. La donnée que tu ne verras jamais sur une fiche

Le testeur mesure aussi la résistance VBUS-GND, celle qui compte quand tu tires 5 A à 240 W :

  • Cable Matters : 120 mΩ
  • UGREEN : 154 mΩ
  • Amazon Basics : 160 mΩ

Plus c'est bas, moins il y a de chute de tension et de chaleur à pleine charge. Le Cable Matters est le plus froid des trois. Ce chiffre, aucun vendeur ne l'affiche, et il fait pourtant la différence entre un câble qui chauffe et un câble qui encaisse.

Le verdict : qui acheter ?

Deux profils, deux réponses.

Tu veux charger un laptop à 240 W, transférer à 40 Gbit/s, brancher un écran 8K. C'est 95 % des gens. Le meilleur rapport qualité/prix, c'est le Cable Matters à 12,95 €. Pourquoi lui :

  • certifié USB-IF,
  • la résistance la plus basse des trois, donc le plus sûr à pleine charge,
  • 4 longueurs et 2 couleurs au choix,
  • des capacités réelles identiques à des câbles vendus 40 à 60 €.

Juste derrière, quasi ex æquo et un chouïa moins cher, l'Amazon Basics à 12,34 €. Même moteur (40 Gbit/s, 240 W, TBT4, e-marker), et le seul des trois testé mécaniquement par le fabricant (5 000 pliages à 95°). Si tu es déjà chez Amazon, prends-le les yeux fermés.

Tu as vraiment besoin de 80 Gbit/s, de Thunderbolt 5, de 16K. SSD NVMe externe à fond, chaîne d'écrans pro, dock TBT5. Là, et seulement là, le UGREEN Nexode à 23,99 € devient une affaire. C'est le Thunderbolt 5 le moins cher que je connaisse. Mais pour brancher un chargeur et un écran 8K, tu paies le double pour de la marge que tu n'utiliseras jamais.

Mon classement complet, mesures à l'appui : Cable Matters 72/100, Amazon Basics 63/100, UGREEN 55/100. UGREEN perd des points sur le prix et sur l'absence de logo USB-IF mais jamais sur la technique, qui reste la meilleure des trois.

Vérifie par toi-même

J'ai mis en ligne le banc d'essai interactif avec toutes les mesures : fgribreau.com/benchmark-usbc.

Tu peux trier, filtrer, choisir tes colonnes. Et surtout, chaque spec fact-checkée porte une coche verte. Passe la souris dessus, tu tombes sur ma photo du testeur pour cette mesure précise. 

J'ai passé 3 câbles USB-C 240 W d'Amazon au testeur physique. Le meilleur rapport qualité/prix, et le secret du plus cher.

J'ai passé 3 câbles USB-C 240 W d'Amazon au testeur physique. Le meilleur rapport qualité/prix, et le secret du plus cher.

Acheter un câble USB-C en 2026, c'est jouer à la loterie.

La fiche Amazon te promet 40 Gbit/s, 240 W, de la vidéo 8K, du Thunderbolt. Le câble d'à côté, moitié prix, promet exactement la même chose. Et le troisième, deux fois plus cher, jure que lui c'est du 80 Gbit/s et du 16K.

Qui croire ? Personne.

Alors j'ai acheté les trois et je les ai branchés, un par un, sur un testeur de câble USB-C (un TREEDIX). Cet outil lit directement la puce e-marker du câble et mesure l'électrique. Pas de marketing, juste la vérité qui sort du silicium.

Voici ce que j'ai trouvé, dans l'ordre où je l'ai trouvé.

Les trois candidats

Câble Prix Ce que promet la fiche
Amazon Basics USB-C 4 12,34 € 40 Gbit/s, 240 W, 8K, Thunderbolt 4/3, certifié USB-IF
Cable Matters USB4 12,95 € 40 Gbit/s, 240 W, 8K, Thunderbolt 4, certifié USB-IF
UGREEN Nexode Gen4 23,99 € 80 Gbit/s, 240 W, 16K, PD 3.1, tressé

1. Les fiches se copient entre elles

Avant même de brancher quoi que ce soit, un détail m'a sauté aux yeux.

Le pavé de compatibilité « iPhone 17/16/15… Samsung Galaxy… Huawei… Xiaomi… LG… » est identique, mot pour mot, sur la fiche Amazon Basics et sur la fiche Cable Matters. Copié-collé. Chez UGREEN, autre pavé, mais rédigé pareil.

Traduction : la fiche produit n'est pas une source fiable. C'est du texte SEO recyclé. Si tu veux savoir ce qu'un câble fait vraiment, il faut le mesurer.

D'où le testeur.

2. Bonne surprise, personne ne ment

Je m'attendais à démasquer au moins un menteur. Raté.

Les trois câbles tiennent leurs promesses. La puce e-marker confirme :

  • Amazon Basics : câble Passive TBT4, USB4 Gen3, 40 Gbit/s, 240 W (50 V / 5 A, EPR). Thunderbolt 3 et 4 validés.
  • Cable Matters : idem au bit près. Passive TBT4, 40 Gbit/s, 240 W EPR.
  • UGREEN : 240 W EPR confirmé, PD 3.1 confirmé, et le reste, on y arrive.

C'est suffisamment rare pour le souligner. Sur ce segment, les fiches disent vrai. Le 240 W est réel, pas du 100 W déguisé. Le 40 Gbit/s est réel, pas du 10 Gbit/s repeint.

3. Le testeur en dit plus que la fiche

Là, ça devient intéressant.

Amazon Basics et Cable Matters embarquent tous les deux une puce e-marker (résistance CC1 à 1 kΩ au testeur). C'est ce qui autorise les 240 W et les 40 Gbit/s. Sauf qu'aucune des deux fiches ne le met vraiment en avant.

La mesure révèle ce que le vendeur oublie de dire. Retiens ça, ça sert pour la suite.

4. Le twist UGREEN, un Thunderbolt 5 qui s'ignore

Je branche le UGREEN, le plus cher. Sa puce affiche :

Type   Passive TBT5 Cable
Power  [50V, 5A][240W][EPR]
Speed  [USB 4 Gen4]  80Gbps
       TBT5          80Gbps

Passive TBT5. Thunderbolt 5. 80 Gbit/s. USB4 Gen4.

C'est un vrai câble Thunderbolt 5, pas un USB4 40 Gbit/s survitaminé. Et UGREEN ne le vend même pas comme ça. La fiche parle de « 80 Gbps Gen4 » mais ne prononce jamais le mot Thunderbolt. Il sous-vend son propre produit.

À 24 €, un câble Thunderbolt 5 certifié-grade, c'est du jamais-vu. Les câbles TBT5 officiels sont à 60-80 €.

5. La donnée que tu ne verras jamais sur une fiche

Le testeur mesure aussi la résistance VBUS-GND, celle qui compte quand tu tires 5 A à 240 W :

  • Cable Matters : 120 mΩ
  • UGREEN : 154 mΩ
  • Amazon Basics : 160 mΩ

Plus c'est bas, moins il y a de chute de tension et de chaleur à pleine charge. Le Cable Matters est le plus « froid » des trois. Ce chiffre, aucun vendeur ne l'affiche, et il fait pourtant la différence entre un câble qui chauffe et un câble qui encaisse.

Le verdict : qui acheter ?

Deux profils, deux réponses.

Tu veux charger un laptop à 240 W, transférer à 40 Gbit/s, brancher un écran 8K. C'est 95 % des gens. Le meilleur rapport qualité/prix, c'est le Cable Matters à 12,95 €. Pourquoi lui :

  • certifié USB-IF,
  • la résistance la plus basse des trois, donc le plus sûr à pleine charge,
  • 4 longueurs et 2 couleurs au choix,
  • des capacités réelles identiques à des câbles vendus 40 à 60 €.

Juste derrière, quasi ex æquo et un chouïa moins cher, l'Amazon Basics à 12,34 €. Même moteur (40 Gbit/s, 240 W, TBT4, e-marker), et le seul des trois testé mécaniquement par le fabricant (5 000 pliages à 95°). Si tu es déjà chez Amazon, prends-le les yeux fermés.

Tu as vraiment besoin de 80 Gbit/s, de Thunderbolt 5, de 16K. SSD NVMe externe à fond, chaîne d'écrans pro, dock TBT5. Là, et seulement là, le UGREEN Nexode à 23,99 € devient une affaire. C'est le Thunderbolt 5 le moins cher que je connaisse. Mais pour brancher un chargeur et un écran 8K, tu paies le double pour de la marge que tu n'utiliseras jamais.

Mon classement complet, mesures à l'appui : Cable Matters 72/100, Amazon Basics 63/100, UGREEN 55/100. UGREEN perd des points sur le prix et sur l'absence de logo USB-IF, jamais sur la technique, qui reste la meilleure des trois.

Vérifie par toi-même

J'ai mis en ligne le banc d'essai interactif avec toutes les mesures : fgribreau.com/benchmark-usbc.

Tu peux trier, filtrer, choisir tes colonnes. Et surtout, chaque spec fact-checkée porte une coche verte. Passe la souris dessus, tu tombes sur ma photo du testeur pour cette mesure précise. Annoncé contre mesuré, preuve à l'appui. Si une fiche mentait, ce serait une croix rouge et le score du câble baisserait. Aucune croix rouge sur ces trois-là.

La prochaine fois qu'un câble te promet monts et merveilles, tu sais quoi faire. Un testeur de câble USB-C coûte une trentaine d'euros et ne ment pas.


Transparence : les liens Amazon ci-dessus sont affiliés (amzfg-21). Ça ne change rien à ton prix, et encore moins à mes mesures. Le classement sort du testeur, pas de la commission.

4/29/2026

Releasing cargo-clean-targets — I had no idea Cargo was sitting on 773 GiB of my disk: A tiny Rust CLI to find out

773 GiB FREED 0 GIB 2 TB — THE WHOLE DRIVE 38% of the disk WAS CARGO CACHE i had no idea.

It's the morning of April 29, 2026. I've been chasing disk hogs with dumap for a while wondering where the hell my disk space keeps disappearing. Docker volumes? node_modules? Old Xcode runtimes? 

But every time I checked back a few weeks later, I was short again. Something was leaking, and I had a hunch I knew where.

The problem

Cargo's target/ directories.

Years of SaaS work, projects, prototypes, CLI tools, every random cargo new I'd ever run. Each one with its own multi-gigabyte cache (deps/, build/, incremental/, .fingerprint/), never cleaned up. Spread across ~/www and ~/labs — too scattered for any single cargo clean to catch.

~/www ~/labs

The naive fix is to delete every target/ whole. But then I'd lose yesterday's release/ build that I might still want to run (like some MCP that I wrote and use locally). I wanted the cache gone, not the binaries.

target/ deps/ build/ incremental/ .fingerprint/ release/myapp

What about cargo clean? It's too aggressive, cargo clean wipes a project entirely.

That was a hard No for me. So I sat down and wrote it.

The solution

A Cargo subcommand that walks any directory, finds every target/ it can prove is one (CACHEDIR.TAG or .rustc_info.json, the markers Cargo itself drops), and removes only the cache subtrees. The compiled binaries (release/myapp, debug/myapp, examples, dylibs, rlibs, wasm) stay put.

First run on my laptop:

done: 127 target dir(s), 4199 path(s) removed, 773.17 GiB freed

773 GiB. I re-read that line three times. Almost a full terabyte across 127 target dirs, accumulated without me ever noticing. That's a LOT for a 2 To drive!!

If I had this much sitting on my disk, I can't be the only one. So I open-sourced it the same morning.

How it works

A single src/main.rs. No dependencies beyond std. ~600 lines.

The detection rule is the only thing that really matters: a directory is treated as a Cargo target only if it contains CACHEDIR.TAG or .rustc_info.json. A folder named target/ that isn't actually one (some random project's data dir, whatever) is left alone.

target/ CACHEDIR.TAG target/

Inside each profile (debug/, release/, custom):

KeptRemoved
Top-level executables (no ext, .exe) deps/, build/, incremental/, .fingerprint/
Dynamic libs (.so, .dylib, .dll) Top-level .d, .rmeta, .pdb, .o, .obj
Static libs (.a, .lib, .rlib) doc/, package/, tmp/
WebAssembly (.wasm) sqlx-tmp/, cargo-timings/
examples/ final binaries examples/{deps,build,incremental,.fingerprint}/

Target-triple wrappers (x86_64-apple-darwin/, aarch64-unknown-linux-gnu/, …) get descended into and each profile inside is cleaned the same way.

Try it

cargo install cargo-clean-targets

# preview first
cargo clean-targets --dry ~/code

# do it
cargo clean-targets ~/code

Or via Homebrew:

brew tap FGRibreau/tap
brew install cargo-clean-targets

Or cargo binstall for a prebuilt binary (no compile):

cargo binstall cargo-clean-targets

The dry-run output tells you exactly what it's about to do:

target: /Users/me/code/myproj/target
  would rm dir  /Users/me/code/myproj/target/release/.fingerprint  (12.04 MiB)
  would rm dir  /Users/me/code/myproj/target/release/incremental   (48.21 MiB)
  would rm dir  /Users/me/code/myproj/target/release/deps          (612.80 MiB)
  would rm dir  /Users/me/code/myproj/target/release/build         (4.10 MiB)

done: 1 target dir(s), 5 path(s) removed, 677.82 MiB freed (dry)

What's next

  • An age filter (only clean targets untouched for >N days), to preserve hot projects
  • A --keep-doc flag for folks who actually use cargo doc output
  • A reporting mode that shows per-project savings before touching anything

Open to other ideas. The whole tool is one file. Easy to hack on.

Run it tonight

Seriously. Run it on your dev machine with --dry and tell me what number comes back. I'm curious whether 773 GiB is an outlier or whether half of us are walking around with terabytes of dead Rust caches.

Star it if you find it useful. Report bugs. Send PRs.

github.com/FGRibreau/cargo-clean-targets

4/04/2026

Le SI est la colonne vertébrale de l’entreprise. On ne sous-traite pas sa colonne vertébrale.

Henri Verdier est intervenu auprès d'une commission d'enquête et il porte un message que j'aimerais entendre plus souvent.

Les chefs d'entreprise commencent tout juste à prendre conscience que leur supply-chain n'est pas seulement physique, elle est aussi numérique et qu'il faut la sécuriser.

Cela passera autant que possible par le choix de solutions open-source (ouvertes, adaptables, facilement interopérables, sans lock-in de prestataires intermédiaires 💸💸) et l'internalisation progressive de leurs infrastructures (ce que nous appelons le post-cloud chez France nuage) derrière du zero-trust network notamment pour se protéger autant que possible des IA offensives dont nous ne subissons actuellement que les prémices du tsunami à venir.

L'IA tue progressivement le coût du logiciel pur (ERP, CRM, e-commerce…) ; restent donc, comme valeur patrimoniale et avantage concurrentiel pour l'entreprise, ses données et son infrastructure, si elles sont internalisées.

Contrôler ses données et son infrastructure, c'est reprendre en main son destin et ses capacités de décision et de direction stratégique.

Le système d’information est la colonne vertébrale de l’entreprise.
On ne sous-traite pas sa colonne vertébrale.

L'intervention vidéo en question via LinkedIn.

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Made with on a hot august night from an airplane the 19th of March 2017.