7/09/2014

[Fr] QuickWin Startup - la session productive du vendredi après-midi

Qu’est-ce qu’un QuickWin ?

Un QuickWin est un challenge dont l'essence même est de développer une idée dans un temps limité (2 heures environ). De la conception à la mise en production de la première itération d'une fonctionnalité, l’objectif est d’impacter au maximum l'utilisateur final en lui proposant in fine des améliorations visibles.
De cette définition, les QuickWin sont alors comparables aux 20% chez Google (bien que le concept semble s'essouffler avec le temps) à la différence qu’ils sont directement pensés pour servir un triple objectif à savoir être en cohérence avec la taille (réduite) des ressources humaines des startups, renforcer l’équipe autour d’un objectif ephémère commun et permettre le perfectionnement rapide du produit.
Par ressources humaines j’entends qu’en startup, contrairement à Google, nous nous battons pour survivre et optimiser nos acquis, lorsque nous lançons un développement il faut qu'il soit utile sur le plus ou moins court terme, les QuickWin sont donc pensés dans ce sens.
Les QuickWin allient l'agréable (sessions recréatives) à l'utile (augmentation de la valeur perçue du produit). Chez Bringr nous réalisons les QuickWin tous les vendredi après-midi. L'initiative de chaque QuickWin est libre mais doit d'abord être validée par le reste de l'équipe. Les participants sont mobilisés selon les compétences requises.

Les 3 fondements du QuickWin

Lors de l'émergence du concept, j'ai formalisé 3 contraintes qui m'apparaissent indispensables au bon déroulé d'un QuickWin à savoir :
  • la surprise : chaque membre de l'équipe doit attendre le lancement d'un QuickWin pour dévoiler ses idées à l'ensemble de l'équipe, ce qui peut le contraindre à garder son/ses projet(s) une semaine durant. De cette façon, cela permet à chacun de se concentrer sur ses tâches dédiées hebdomadaires et se consacrer intégralement lors des sessions de QuickWin par des réflexions et travaux totalement différents. Il est donc préférable de ne pas être à l'origine de son propre QuickWin pour garder cet effet de surprise.
  • la restriction temporelle : un QuickWin est par définition rapide à concevoir, implémenter, tester et mettre en production. Si l'itération n'est pas réalisable en moins de deux heures (théorique) alors cette fonctionnalité doit être implémentée lors d'une itération classique.
  • l'impact visuel (instant feedback) : un QuickWin doit avant tout être visible par l'utilisateur final. L'impact sur l'interface ou l'utilisation de service doit être immédiate.

Ces 3 contraintes assurent le bon déroulé du QuickWin et participent à la création d'une sensation de challenge, sensation très utile et agréable pour les vendredi après-midi.

Pourquoi sont-ils importants ?

  • ils permettent le team building par la mobilisation et la participation de toute l’équipe, quelles que soient les compétences de chacun. Les QuickWin suscitent l’entraide des uns envers les autres et ce, dans un climat de pression (limitation dans le temps) et de stimulation pour tendre vers un objectif commun. C'est la définition même du team building : nul besoin alors de passer par un entrainement militaire de plusieurs jours pour améliorer l’esprit d’équipe, le QuickWin le fait pour vous !
  • ils suscitent la motivation et la créativité pour la conception d'une partie du produit qu'il faudra implémenter rapidement. Alors pendant que certains ont déjà l'esprit en week-end le vendredi après-midi, nous, nous efforçons de rester créatif et performant pour mieux servir nos utilisateurs.
  • l'équipe de développement respire en suivant la règle des 20/80.
  • ils permettent de se concentrer sur un sujet autre et extrêmement bien défini et ainsi s'extirper de la résolution du "sujet problématique de la semaine" (comme il en existe chaque semaine dans une startup !). La prise de recul constitue d'ailleurs souvent une source de solutions.
  • ils permettent de se focaliser sur des problématiques beaucoup (beaucoup) plus restreintes que les contraintes habituelles et limitent donc le stress.
  • ils permettent d'éviter le syndrome de l'imposteur puisque chaque membre de l'équipe doit participer et s'impliquer dans l'amélioration rapide et quantifiable du produit.
  • en seulement deux heures avec une équipe de 6 personnes il est possible de publier en même temps des améliorations visibles tant sur la partie communication (ou marketing) que sur des fonctionnalités pures. 
  • après la session de QuickWin, l’équipe ressent une sensation d’accomplissement, d'achèvement, et peut donc partir en week-end l'esprit libre.

"Done Is Better Than Perfect" ― Sheryl Sandberg
“L’homme qui déplace une montagne commence par déplacer les petites pierres.”  Confucius

6/09/2014

[Fr] Retour sur le Web2Day

Une fois de plus toute l'équipe de Bringr et moi-même avons eu la chance de participer au Web2Day cette année.
Je n'ai pas pu suivre beaucoup de conférences à part (en ordre chronologique) :

1 - Le talk de Stan Massueras de Twitter m'a conforté dans notre vision de Bringr. Nous avons un outil adéquat dans Bringr pour chaque problèmatique que Stan soulevait concernant l'utilisation de Twitter comme outil de communication ou de marketing.


2 - Le talk de Olivier Ezratty sur les semi-conducteurs. Chaque slide étendant un peu plus les limites de notre curiosité (plutôt que d'enfoncer des portes ouvertes comme c'est trop souvent le cas dans ce type d'événement). Terminé le cloisonnement des connaissances, Olivier est même allé jusqu'à nous montrer la formule de la transformation chimique utilisée dans la purification du silicium. Mes connaissances sont limitées sur le sujet mais ayant fait un bac scientifique cela m'a rappelé quelques souvenirs !


Bref, talk passionant, speaker actif et inspirant, on souhaiterait en voir plus souvent !
3 - La table ronde sur le Growth Hacking avec Oussama Ammar de The Family et Willy Braun de France Digitale. Étant un addict du channel youtube Startup Food, j'avais déjà vu la conférence de Willy sur le Growth Hacking.
Donc plutôt que d'observer le fond du talk, je me suis intéressé à la forme, ce qui a eu pour résultat le tweet ci-dessous ainsi qu'une proposition détaillée plus bas dans cet article.

4 - Le talk de François Le Pichon sur les nouvelles interfaces digitales.

Ensuite voici quelques retours triés par ordre d'importance et d'utilité :

Format des talks

Problème : nous sommes beaucoup à avoir trouvé que les talks sous forme de débat ont un réel problème de ratio signal/bruit.
Possible solution : Un nouveau format est possible à la place des tables ronde. Prenons l'exemple du débat autour du Growth Hacking magistralement géré par mon co-fondateur et ami Simon Robic. Un format plus explicite aurait été de sélectionner aléatoirement puis d'appeler sur scène une équipe du startup contest (ou la team gagnante du Startup Contest de l'année précédente) et d'utiliser les 45 minutes pour un échange entre les mentors et l'équipe afin d'appliquer et de trouver des techniques de Growth Hacking.

Pour ajouter de la profondeur à l'échange, les mentors auraient pu illustrer leurs choix par des cas d'usage et du story telling.

Bien entendu, ce format ne peut fonctionner que si la startup sélectionnée a quelque chose à optimiser et à montrer (un site web dans le cas d'un SaaS par exemple). L'idée est d'utiliser ce format pour permettre à l'audience de découvrir le Growth Hacking par la pratique, de discerner les patterns de pensée et les méthodes qui permettent de sélectionner la première métrique sur laquelle cette startup test doit se concentrer et comment elle peut l'optimiser.

La backroom est aussi appelée à poser des questions via Twitter, voir même à intervenir par une prise de parole (le cas typique serait un entrepreneur ayant la même métrique à optimiser).

La startup de test sur scène deviendrait alors un vecteur, une ligne directrice, de la discussion.

Programme du Web2Day

Problème : il nous est arrivé plusieurs fois d'aller à une conférence sans trop savoir de quoi il s'agissait. On a plusieurs fois essayé de deviner la teneur d'un talk en regardant d'où venait la personne. Les titres sont parfois très trompeur, il nous était impossible de deviner que "Why excel sucks in 2014" était un talk sur les PIM et l'e-commerce.
Possible solution : ajouter une description directement dans le programme (ou du moins sur la version web) et spécifier le format du talk (débat, conférence, workshop).


Stabilité du wifi

Problème : le DHCP du Wifi était souvent down et le débit était limité, c'est toujours dommage pour un événement technophile.
Possible solution : Si ce n'est pas déjà le cas, il serait intéressant de trouver un sponsor dans le domaine télécom qui se chargerait de maintenir les bornes wifi, le DHCP et d'assurer le débit. Un rewarding immédiat pourrait par exemple être l'ajout du nom du sponsor dans le SSID, par exemple "Web2Day - [Sponsor]" ou encore l'ajout d'un screen d'accueil lors de la première connexion. (Ce screen pourrait d'ailleurs proposer le programme du Web2Day, les flux vidéos, (géo/tempo)-localiser la personne pour lui indiquer les conférences en cours et à venir les plus proches etc....).

Plateforme de feedback

Problème (meta) : les feedbacks (comme celui-ci) sont unidirectionnel.
Possible solution : Pourquoi ne pas utiliser une plateforme du type getsatisfaction ? Un système de vote permettrait de mieux comprendre les attentes et les problèmes des visiteurs et un moteur de recherche lors de la soumission d'un retour pour limiter les doublons.

Circulation dans la salle maxi

Problème : la partie haute gauche (vu depuis la scène) de la salle maxi était vide car personne n'osait circuler derrière la régie.
Possible solution : pourquoi pas condamner une (ou plusieurs) rangée de siège pour permettre le passage d'un côté à l'autre.

Sandwichs

Problème : la vente des sandwichs nous a bien dépanné (merci à toute l'équipe) mais malgré les 3 bénévoles une queue s'est formée. Les bénévoles devaient répéter pour chaque personne la liste des sandwich disponible.
Possible solution : un tableau des sandwichs en plus de celui des formules avec la possibilité de rayer les sandwichs épuisés. Si une queue se forme, au moins les gens auront le temps de faire leurs choix et le passage en caisse sera plus rapide.

Encore une fois un grand merci à toute l'équipe du Web2Day à NantesTech pour ces 3 jours exceptionnels.

Merci à David Sferruzza pour la relecture.
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Made with on a hot august night.